J 1 Départ vers le Jura,
Il est aux alentours de 6h00 et nous voilà à Tilff pas vraiment à l’endroit prévu pour le départ mais l’essentiel c’est que tous soient là. On remarque de suite qu’il y a eu étude, planification et test lors du chargement de la moto de certain d’entre nous.
6H30 l’heure du départ, Serge est venu nous souhaiter un bon voyage et nous sommes au complet.
Nous partons donc direction le Jura, Pascal ouvre la route et la KTM ferme logiquement la marche (moto et pilote d’une grande fiabilité mais d’après certaines personnes c’est à cause du vacarme et des projections de graisse venant de la chaine).
En chemin rien de spécial, à part peut-être le froid de ce samedi matin. Au premier arrêt ravitaillement au Luxembourg, beaucoup prendrons un café bien chaud, d’autres ajouterons une couche supplémentaire afin d’avoir un confort de conduite minimum.
Le périple reprend en direction de la France où il faudra être attentif aux nombreux dispositifs de contrôle de vitesse (radar fixe, mobile, lunette, caméra) et nous arrivons en Alsace pour diner au sommet du Ballon (déjeuner en France).
On redémarre vers Rochejean où nous attend Martial. La première étape se fini en deux voir trois groupes. Deux d’entre nous voulaient se revoir seul au dessus de la montagne (rappel d’un film de cow boys).
Les motos sont dans les garages, les sacs et valises dans les chambres et nous prendrons 1 seul petit apéro avant le repas. Nous considérerons les autres verres comme des « pousse café » anticipatifs.
J 2 Rochejean => Marseille,
Départ tôt le matin pour se donner une marche de sécurité histoire de ne pas louper le bateau.
Un petit coucou à Martial en le remerciant de son chaleureux accueil.
Ca roule toujours avec quelques péages et une bonne organisation à l’approche de ceux-ci.
C’est souvent la KTM et son pilote qui sortent les premiers (pourtant en fin de peloton faut-il le rappeler) dû en grande partie à une bonne organisation et une grande observation.
Le repas de midi se prendra dans un Flunch le long du parcours. Nous repartons donc rapidement pour Marseille avec un temps ensoleillé. Tout est ok on avance sans encombre vers l’étape suivante avec toujours ce péage qui ramène à chaque fois la KTM devant sans oublier les contrôles de vitesse en chemin (nombreux => pauvres Français). On arrive dans la banlieue de Marseille et il faut être très vigilant et avoir les yeux partout. L’arrivé au port se fait avec quelques difficultés, le GPS est un peu hésitant et c’est là que Vincent sûr de lui et de son Garmin nous emmène vers l'endroit d'embarquement.
L’enregistrement se fait facilement et nous recevrons rapidement nos tickets cabines et motos avec nos codes d’accès (5972 pour la cabine d’Angelo, Pascal et Robert et 4998 pour celle de Dany et Vincent). Les motards sont regroupés ensemble et montent par petit groupe de +/- 6.
La montée dans le bateau est impressionnante on à l’impression que le plafond est trop bas pour se tenir droit sur la moto. Nous parquons les motos et le personnel de la SNCM s’occupe de les attacher par deux. Ouais mais il vaut mieux regarder les opérations et aider à la manœuvre pour éviter les grattes et coups.
Nous voilà donc dans nos cabines (pas très grande) une petite douche, tenue de vacance et hop sur le pont afin de participer collectivement au départ vers le large et la Corse. La mer est calme et c’est parti pour 12h00 de navigation direction Bastia.
Il est temps de rentrer, pas chaud sur le pont et nous avons faim. La nourriture est potable sauf pour Angelo les pâtes ne sont pas terrible. Un petit verre à l’Alambra puis dodo pour beaucoup d’entre nous.
J 3 Débarquement à Bastia => vers Corte,
Vers 6h00 du matin nous sommes avertis par le personnel du débarquement ce qui nous sort de notre sommeil. Nous apprendrons par la suite que c’était l’initiative peu appréciée d’un des nôtres. Douche rapide, on descend vers les motos regarder si tout est ok, commencer à défaire les liens attachant les motos et charger nos sacs et valises. Débarquement et regroupement à la sortie du bateau en direction d’une terrasse pour y prendre un petit déjeuner folklorique animé par un Corse très sympathique à la blague facile et au courage face au travail très modéré. notre périple corse commence par le tour du Cap Corse en direction de Corte, nous avons rendez-vous à St Florent avec un ancien collègue Charly pour le repas de midi. Il fait vraiment chaud, on sent que ça va être dur et qu’il faudra souvent s’hydrater.
Le repas de midi se prendra sur une terrasse à proximité de la place ….. et on s’hydrate, les volumes ingurgités sont forts différents et ne tiennent pas spécialement comptent de la morphologie des motards. C’est reparti nous revoilà sur les motos pour la suite de la balade de la journée qui nous amènera dans le village de San Gavino (relatif +/- 4 maisons) Charly nous a invités à se réhydrater chez lui.
Durant notre balade, Vincent en profite pour examiner de plus prêt la flore et la faune Corse en réalisant une petite cascade dont lui seul à le secret, heureusement rien de bien grave, juste un canon de fourche (amortissement avant pour les femmes) plus trop dans l’axe, mais, le défaut est léger et il ne perturbe pas la conduite de la moto.
Charly est un homme plein de projets et sa maison en construction est splendide avec deux belles terrasses mais l’endroit est calme mais calme mais alors vraiment calme. Pour y vivre je pense qu’il faut vraiment aimer le calme.
Cette fois ci, nous repartons en direction de notre premier hôtel en passant par le désert des Agriates et se faire une petite arsouille avant l’arrivée à l’hôtel. Nous y voilà, piscine, suite, nous sommes impressionnés. Evidement en arrivant dans les suites, on voit de suite, que les suites c’est pas ça. Il y a même des chambres sans points lumineux. Enfin, bon, le principal est d’avoir au moins un lit et une douche.
Nous prenons tous nos quartiers dans nos chambres respectives, vérification des motos, mise en garage de certaines => pas assez de place pour les mettre toutes, petite douche avant le diner. Le repas est servi et on attaque nos assiettes. La maitresse de maison est sympa mais pfff ne faut pas trainer et elle demande un peu d’aide pour passer les plats, les assiettes et les couverts. On n’ose pas la contrarier par peur de se faire réprimander.
Comme nous avons été très coopératifs nous aurons droit à deux bouteilles de grappa en pousse café. Celle de la table à côté et la notre. Il est tard, les bouteilles sont vides allons boire ailleurs.
Nous voilà donc parti boire un verre au centre de la ville de Corte par un raccourci dont seul Robert a le secret.
On n’est pas à 1 km prêt. Enfin on arrive presque épuisé au centre ville et nous dirigeons rapidement vers une terrasse pour y prendre un verre et s’imprégner de la chaleur Corse (merde il fait froid).
Nous rentrons tous dans nos chambres, la première nuit en Corse débute, tout est ok.
Que se passe-t-il? il est 5 h00 du matin et la terre tremble => à non c’est le service des immondices qui ramasse les poubelles. A 5h00 du matin les Corse ils bossent, incroyable. On y aura droit toutes les nuits à Corte.
J 4 Deuxième balade dans le nord de l'Ile de beauté. Balade dans la Castagniccia, Morosaglia et la vallée de l'Asco,
Debout à 8h00, douche, et petit déjeuner très copieux. Il va faire chaud, faudra mettre l’air conditionné. Les GPS sont branchés, nous partons pour notre deuxième découverte de la Corse avec Pascal ou Angelo en tête du groupe.
Certaines routes ne sont pas évidentes, on y voit la KTM s’y promener sans difficultés avalant la route avec une facilité incroyable, pilote et moto sont au top.Il est midi, enfin aux alentours de 13h00, on descend vers la mer pour y manger et reposer nos fesses à l’ombre. La vue est superbe, poisson en friture, moules, carpaccio de bœuf, pâtes au saumon, digestion puis action.Nous repartons à la découverte de l’ile par des routes qui demandent un grande attention, avec presqu’a chaque courbe la possibilité de rencontré un véhicule ou un animal en liberté. Les paysages défilent et sont magnifiques.
Ca roule pépère avec de nombreuses poses photos, il est impossible de faire peter un chrono sur ces routes. Lors d’un changement de direction Robert et Vincent se font attendre, Dany et moi décidons de patienter à l’ombre leur arrivée. Ah que vois-je Robert tout sale avec une partie de sa moto abimé, lui aussi voulait voir la Corse de prêt. Bon, Robert va pas trop mal mais la moto a souffert, elle sème un peu d’huile derrière Robert tel le petit poucet. Zut, ce n’est pas réparable la durite est dessoudée.
Robert amènera sa moto à proximité d’un garagiste qui ne veut rien entendre => appel à l’assistance,
Robert et Vincent attendent le dépannage. Nous profiterons de cette attente pour finir la petite dernière boucle de la balade et les reprendre en passant.
Le retour à l’hôtel se fait vers 19h00 et dans une chaleur intense qui ne nous quitte plus de la journée.
On plaque de partout et nos tee-shirts nous collent à la peau.
L’un d’entre nous (Philippe) trouvera le courage de se baigner dans la piscine avant une douche et un repas de fin de journée attendu et craint en même temps. Que vat-on manger, boire et vat-on se faire encore vilipender. Le repas se passe, avec une cuisine très calorique, en suffisance avec toujours les 3 fromages Corse qui n’ont rien à envier à celui de Herve tant au niveau gout que de l’odeur.
Pousse café avec de l’alcool de myrtes. Puis balade dans Corte pour notre petit verre de fin de soirée, pas pour tous, certains sont fatigués par la journée éreintante et préfèrent récupérer.
Nous voilà donc dans un loung bar avec de la musique de supermarché remixée par des tapettes (Dikennek), (Angelo n’apprécie pas beaucoup cette musique) installé dans des fauteuils plutôt confortables. Comme presque tous s’endorment, la tribu lève le camp et chacun gagne sa suite pour un repos plus que nécessaire (beaucoup d’entre nous sont proche ou on atteint la cinquantaine et la récupération n’est pas toujours évidente).
J 5 Visite du Lac de Calacuccia, Calanques de Piana, Evisa et la forêt d'Aitone,
Lever vers 8 h00 (les poubelles ont étés vidées à 5h00) puis petit déjeuné et hop, à l’attaque. Nous sommes tous en forme et le soleil tape déjà fort. Vérification du matos, faut rouler, il fait trop chaud. Nous partons en laissant Robert derrière nous, il nous rejoindra dans l’après midi, une fois que sa moto sera réparée.
Toujours ces paysages extraordinaires avec quelques fois de belles routes nous permettant des mises sur l’angle des motos. On descend vers la mer et on décide de manger au bord de l’eau, mais, surtout à l’ombre. C’est fait, on trouve l’endroit idéal, la vue sur le port de plaisance avec un vent agréable et rafraichissant. Repas poisson, pâtes. Le tout sans oublier de s’hydrater de boissons locales (eau, serena, petra).
C’est reparti pour une après midi de balade mélangeant attaque et conduite responsable en fonction du terrain (sauf pour la KTM sa polyvalence et la dextérité du pilote font qu’on peut exploiter la belle sur tous les terrains).Toujours ces arrêt photos et cette forte chaleur qui nous accompagne.
Cette ile est vraiment surprenante pas sa diversité et la beauté des différents points de vue.
On s’arrête à Porto pour s’hydrater et voilà Robert qui nous rejoint. La moto va et la fuite d’huile est limitée, il pourra continuer son périple. Nous repartons donc au complet vers l’hôtel. C’est sûr plusieurs iront dans la piscine au retour.
Le repas du soir se fera vers 20h30, faut dire que l’on rentre de plus en plus tard. Après quoi Robert nous emmène chez son copain Bartho. Ouais, le cheminement dans le noir absolu, pour arriver finalement devant une porte close, nous étions un peu tard ; Pas grave, allons vers le centre nous rassasier devant la statue de Paolo. Bon, il se fait tard, au lit pour tous, récupération.
J 6 Visite de l'Ile rousse de San Antonio (le plus beau village de Corse),
Petit déjeuner vers 8h 8h30 les poubelles sont passées cette nuit (à 5h00). Nous allons rouler une bonne partie du trajet le long de l’eau de Galéria à l ile rousse. Ca roule bien pour tous, Dany se sens de plus en plus à l’aise sur sa moissonneuse batteuse (BMW) il trouve les bons réglages et il commence à bien la balancer. Un peu avant midi au détour d’un croisement Robert et Vincent se font attendre, ils roulent très prudemment apparemment et il vaut mieux. Je m’arrête et les attends (j’ai mon GPS). Je les vois arriver et Robert à une mine déconfite, il est tombé, il a fait un tout droit dans un virage à 90 ° et à chuté dans le sable, évidement la moto s’est encore allégée mais pas de dégâts moteur, Robert se tâte, faut-il qu’il continue. Nous prenons donc la route tous les trois vers Galéria, en chemin Robert va passer la moto au lavage, Vincent et moi en profitons pour faire le plein et prévenir la bande de ce qui nous arrive. Ok on reçoit un sms avec l’adresse du restaurant. Nous y allons calmement.
Nous y mangeons une petite salade mozzarella tomates pour Robert et moi, pâtes pour Vincent.
Pour la suite de la balade, Pascal restera souvent derrière avec Robert pour rouler avec lui à un rythme très calme. Pas question que quelqu’un se blesse, nous avons le temps. Nous voilà donc en train de longer la côte, c’est agréable et magnifique à voir (les vues Corses sont distrayantes, pas facile de rester concentré) . Nous rentrons à l’hôtel, on regarde quand même les motos voir si tout est ok, graissage des chaines et nettoyage de la jante arrière de Robert voir si en roulant de l’huile n’est pas projetée sur son pneu. Piscine, prépa des bagages, douche, repas du soir (notre dernier à Corte).
Nous serons de nouveau gâtés avec deux bouteilles de myrtes, impossible de les finir. Nous retournons au grand complet au bar lounge pour y passer nos dernières heures à Corte. Il se fait tard et seul deux d’entre nous restent pour prendre un dernier verre.
J 7 Nous quittons Corte en direction de Zonza avec la découverte de la vallée et des gorges de la Restonica avec le col de Verde,
Comme d’hab. debout vers 8h00, ha les poubelles ne sont pas passées cette nuit. On petit déjeune puis nous plaçons nos valises et sacs dans un local pour la première partie de la balade. Départ sans Robert, il nous attend à l’hôtel. Les gorges sont splendides, il y a quelques pièges à touriste, mais bon c’est le jeu. En retournant sur nos pas et vers l’hôtel prendre nos bagages, nous sommes pris à parti avec un jeune veau galopant sur la route et nous empêchant de passer, il semble effrayé et nous ne voulons pas qu’il meurt essoufflé. Je tente un dépassement, que je réussi, bloque la route et tente de diriger le veau sur une petite route en contre bas. Eh ben, je l’ai dans l’os, je parviens à détourner sa route mais il remonte sur la principal et reprend son galop de plus belle. Nous finissons tous par réussir à passer et laisser le veau galopant derrière nous. Quel coffre cette bestiole. Bon on repasse prendre nos bagages et c’est reparti. Robert à l’air ok, serein, et se rassure le long de la balade.
Il est midi, on s’arrête devant un genre de relais, la nourriture ne semble pas au top (sandwiches), Pascal cherche son gsm. Nous consultons la carte, un col est fermé et nous oblige à changer l’itinéraire. On reprend la route, pas question de manger là . Nous trouvons un resto pizzeria au coin d’un rond point, nous y mettons nos motos à l’ombre et pour la plupart d’entre nous ce sera une pizza, au figatelli pour Pascal (saucisse Corse). Pascal cherche son gsm. Deux trois photos puis hop, on démarre vers Zonza. Ca roule puis arrêt à l’avant de la meute, le gps dit de prendre à droite une route en travaux et sans asphalte, pas le choix, c’est la bonne route, faut y aller. C’est parti, grande distance entre les motos pour éviter trop de poussières. Comme d’hab la katoche devant, mais je vois dans mes rétros une moto vaguement bleue (manque un peu de peinture sur les flans), revenir dans le sillon des autres, c’est Robert, il va mieux dirait-on, faut dire que les parcours accidentés, il connait, c’est même l’expert de la bande. C’est sûr, à la fin du séjour Corse, il sera prêt pour un grand raid, le Paris-Dakar ne lui fait plus peur. Ouf enfin sorti de cette route quelques peu chaotique. On file vers Zonza et nous voilà tous arrivé par des chemins différents devant l’hôtel l’Incudine. Pascal cherche encore son gsm et sort de l’établissement en nous demandant de ne pas aller trop vite pour défaire nos bagages, l’hôtel est complet, il y a un problème de dates. Pascal qui cherche toujours son gsm s’arrange avec la responsable et nous trouve un petit coin de paradis. Trois petites villas autour d’une
Grande et magnifique piscine.
Nettoyage des motos, graissage chaine et rangement des bagages et hop un plouf dans la piscine pour quelque uns. Réparation du pneu arrière de la moto de Richard à prévoir demain matin au saut du lit .Pascal ne trouve pas son gsm. En fait maintenant si, son gsm se trouve à Corte.
Petite douche et préparatif pour la journée de demain ou Pascal et moi retournerons à Corte pour récupérer son gsm puis retrouver les autres pour le repas de midi.
C’est l’heure allons diner. Le repas est délicieux et là non plus le service ne traine pas. Deux trois petits verres de fin de soirée puis retour aux villas (à pied) +/- 200m de dénivelé. Plus facile au retour car en descente. Un peu de télé puis dodo, je me lève plus tôt demain pour la récup du gsm.
J 8 Pour Pascal et moi, Corte, puis Zolensara puis la suite du parcours initial vers Porto Vecchio et la forêt de l'Ospedale,
Il est 7h00, debout, douche et voir ou en est Pascal, comme leur villa semble calme, je me dirige vers le resto du complexe pour voir quand seront prêt les petits déjeunés. De retour du resto, les portes des villas sont ouvertes. Pascal à mauvaise mine, il n’a pas digéré les figatellis de sa pizza et il n’a presque pas dormi. Nous allons tous les deux déjeuner pour partir au plus vite car une journée de 300 km nous attend. Ok, on démarre et les premiers tours de roue ne sont pas évidents mais plus on roule et mieux ça va. On fini donc par arriver à Corte, on récupère son gsm et repartons en direction de Porto Vecchio, nous cherchons un endroit en chemin pour nous hydrater et contacter les autres pour voir ou ils en sont. Au détour d’un carrefour, nous apercevons une terrasse qui fera l’affaire. Arrêt coca, ouf, aie, on souffle, j’ai mal au cul et ça tape (le soleil). On reçois une message d’Angelo, rendez-vous à midi à Solenzara, c’est parfait pour nous, on n’est pas loin, Pascal commence à ressentir la fatigue . C’est le long du port de plaisance que nous trouvons un resto avec la possibilité de mettre toutes les motos à l’ombre. Le reste de la bande arrive une grosse demi-heure après nous.
Bon faut s’hydrater et manger. Nous repartons pour la suite de la balade, et nous rentrerons tous tôt.
Ce qui permettra à Pascal de se reposer et aux autres de profiter du bar et de la piscine.
Ca fait du bien à tous et Pascal est venu nous rejoindre. Après midi festive, apéro offert par le gérant, douche et hop, on monte (à pattes pour les plus courageux). Le repas est servi, c’est le dernier soir en Corse et presque personne n’abusera (enfin, je ne me souviens plus avec ce que j’ai bu).
J 9 dernière journée en Corse, le vent s'est levé départ en direction de Bonifacio puis Propriano pour prendre le bateau,
Debout, facile tout va, sauf Richard, une petite douleur au pied droit le gêne un peu (c’est pas possible qu’il se soit fait mal en dormant). Nous voilà sur la route en direction de Bonifacio. De fortes rafales de vent nous accompagnent (le vent à commencé à souffler la veille au soir) le long du parcours jusqu'à Bonifacio et lors d’un arrêt, il faut veiller à bien placer sa moto pour ne pas que le vent la bascule, même les moissonneuses doivent être bien garées. Vue sur le port de plaisance, vue sur les falaises avec une forte pression du vent sur nos corps et rend la marche difficile pour certains (moi,, j’ai trouvé un bouclier au retour des falaises).Midi arrive et nous descendons pour prendre un dernier repas en Corse. Nous sommes quelque uns à profité de l’endroit pour y acheter des souvenirs. Robert lui, il rapportera un peu de sable et de terre qu’il a déjà chargé sur sa moto depuis quelques jours.
A table !
Pour ma part je trouve le plat fort chargé en ail et il me tombe un peu sur l’estomac (je ne cherche pas d’excuses).Je reprend donc la route avec le groupe et ce vent toujours bien présent. Nous voilà à Propriano et buvons un dernier verre avant l’embarcation et le départ vers le large.
Ca y est, on embarque les motos on les sangles et nous montons vers nos cabines. L’accès à celles-ci se fait à l’aide d’une carte, zut ce n’est plus un code. C’est toujours aussi étroit, rapidos une petite douche et direction le pont supérieur pour une dernière vue de la Corse.
Il y a toujours beaucoup de vent et je préviens que le voyage sera mouvementé (j’ai toujours mes pâtes de midi sur l’estomac). C’est le départ et nous rentrons rapidement direction le bar pour un apéro. C’est pas la grande forme et le capitaine du bateau prévient que ca va tanguer sec.
Je m’en fou un petit peu je n’ai pas le mal de mer (oui mais les pâtes me pèsent). On se décide tous à passer à table sauf Vinc, il a besoin d’air. Angelo revient avec des touristils (j’en prends 1 parce que là ca va pas) Direction self service ou rien ne m’attire. Je prends une assiette de crudités impossible à avaler (infâme vraiment infâme). On se dirige vers le bar mais pas pour moi, ca va pas mais alors pas du tout, il faut que je me couche et je file vers ma cabine. Ca va de moins en moins et cette satanée carte qui ne fonctionne pas. Trop tard, je redécore une partie du couloir et mon pull avec mes pâtes du midi (comme ça elles ne me pèseront plus sur l’estomac). Je parviens enfin à ouvrir la porte et finir ce que j’ai entamé dans un endroit plus propice.
Bon maintenant faut un peu nettoyer, merci mon pull, foutu pour foutu, le voilà devenu un torchon qui sera lâchement abandonné sur le bateau.
La nuit se passe (mouvementé mais ça me berce).
J 10 Débarquement à Marseille puis direction Rochejean,
Il est 6h30 et une musique agréable au volume trop haut et impossible à faire taire nous réveille.
Et comme apparemment ce n’est pas suffisant, une voix d’homme à fini de nous extirper de notre sommeil. J’ai faim, j’ai bien dormi mais j’ai faim.
Tous le monde descend rejoindre les motos et débarquons à Marseille en direction du vieux port pour un petit déjeuner.
Ah enfin, on mange, ca tombe bien j’ai faim. Nous reprenons la route tous ensemble pour +/- 60 km car Angelo et Pascal prolonge leur séjour par un petit périple dans les gorges du Verdon.
Arrêt pour un dernier verre ensemble puis nos routes se séparent. Nous rejoignons de notre côté la route Napoléon jusqu'à Grenoble. Richard ouvre la route, nous voilà parti. La monotonie d’une longue ligne droite incite Vincent (contre sa volonté) à se distraire en faisant un peu de tout terrain en roulant sur le bas côté empierré. Perte de contrôle de la moto, et, bardif, bardaf c’est embardé. Sa moto le désarçonne et traverse la chaussée en direction d’une voiture venant en sens inverse, tandis que Vincent par en rouler bouler au milieu de la route. Le conducteur de la voiture, dans un réflex incroyable, bourre sur ses freins, sa voiture s’arrête et la moto de Vincent (ben oui elle est toujours en glissade) vient juste cogner la Peugeot du gaillard. Ouf de chez ouf, Vincent n’a rien, il se relève à la vitesse grand V va voir ce qu’il reste de sa moto et voir les dégâts éventuels à la voiture. Bon, pas de dommages sur la voiture, la moto à un pose pied arraché et une poignée de frein avant méchamment raccourcie. On lui bricole quelque chose puis redémarrage en direction d’un arrêt pour le repas de midi, le remplacement du pneu avant de la moto de Robert (Robert est venu avec un pneu slick et le temps sur l’est n’est pas rassurant) et un rafistolage du pose pied droit de la moto de Vincent. Richard, en grand diplomate ajoute qu’il serait bien d’en rester là, finir sur un match nul n’est pas un mauvais résultat
(deux pour Robert et maintenant deux pour Vincent). Arrêt de midi, on encaisse ce que l’on vient de vivre, la route est encore longue, on n’a peu roulé. Robert récupère sa moto, on roule tous à notre vitesse, on s’attendra à la fin de la route Napoléon, à la pompe d’essence.
Vincent tarde à arriver et Robert lui envoie un message. On reprend la route en direction du péage et on regardera à ce moment là ou en est Vinc. On paye, la KTM devant (voir les deux premiers jours) et regroupement après péage. Et qui voili qui voilà Vinc au péage ; On lui fait signe de continuer, on va le rattraper, Ouais, sauf que, il y a juste Philippe et moi qui le suivons, les autres continuent par la nationale vers Annecy. Et re-galère, je prends la tête et sort de l’autoroute avant de passer la frontière Suisse (on est allé trop loin). Vinc a programmé son GPS pour le chemin le plus rapide (compréhensible avec ce qu’il vient de vivre) mais il faut faire demi-tour. Nous essayons par les nationales mais cela nous oblige à passer la frontière. On repart donc en direction d’Annecy pour rattraper l’itinéraire prévu. Cette mésaventure nous conduit chez Martial pour une arrivée à 23h00.
Avec une différence de température de plus de 20 degrés pendant le trajet, content d’être là.
L’accueil de Martial est super, on mange tous ensemble (les autres sont arrivés 45 minutes avant nous) puis dodo.
J 11 Rochejean vers la maison,
Debout, douche, ha j’ai les fesses en bouillie. Repas, préparation de la moto, grand signe à Martial et départ.
Richard toujours devant, enfin quoi encore, il n’avance pas, on roule à 50 km/h. Je me demande s’il ne prépare pas Vinc en douceur pour l’amener à la vitesse de croisière tel un sportif qu’on échauffe avant l’épreuve. « Qu’én biesse » je n’ai pas vu que Richard à de nouveau son pneu arrière à plat. Arrivé à la pompe d’essence la plus proche, Ritch injecte le produit d’une bombe réparatrice, regonfle son pneu et c’est parti. Le reste du voyage se passera sans encombre et c’est rapidement que nous atteignons la frontière (j’ai quand même eu les flics français derrière moi de Nancy à Metz à 90 km/h) et la dernière pompe à essence ou nous partirons chacun de notre côté.
Un grand merci, aux organisateurs pour ce voyage, à tous pour avoir supporté le bruit de ma moto et ses petites projections de graisse (c’est quand même la meilleure moto). A ceux qui nous ont ouvert la route, à Tom Tom, a Pascal pour les petites arsouilles qu’on a pu faire ensemble, à Robert (sponsor) et Richard pour les T-shirts, a Angelo pour m’avoir laissé rouler derrière, à la météo (pas de pluie), à Martial pour son accueil.
Vivement le prochain (j’aurai une autre moto et je vais tous vous pourrir avec une ligne d’échappement et sans chicanes).
Ce petit journal à été rédigé dans un souci d’impartialité la plus totale et qu’il y a peut-être une ou deux petites exagérations. Il y traine sûrement des fautes de syntaxe, d’orthographe et de grammaire, mais c’est lisible et compréhensible.
Avec humour
Denis.